Accueil / Féminisme / 8 mars 2019, quoi de neuf du côté droits des femmes ?

8 mars 2019, quoi de neuf du côté droits des femmes ?

C’est toujours un drôle de camaïeu en Loire-Atlantique. Florilège.

La désespérante « journée de la femme » organisée à Orvault. L’énigmatique « les filles et les garçons d’abord » organisée à St Nazaire.  La non-mixte, marche de nuit dans Nantes. La culturelle ciné conférence « les relations femmes/hommes dans le cinéma français des années 30 à 50 » à Ancenis. Celle qui donne à voir, à s’énerver et à  mesurer les avancées Musée Expo « la place des femmes en France » à laquelle participent les femmes hébergées par Solidarité Femmes (les 9 et 10 mars) au château de Chateaubriant. Celle qui questionne les politiques publiques d’aménagement de la ville« Question de genre, St Nazaire women friendly ? » (le 7 mars). Celle du Planning familial, qui veut faire participer la population avec une opération « porteuses de parole » sur les différences de droits sexuels en Europe, (le 9 mars), 14h place Royale à Nantes. La lanceuse d’alerte « Les croisés contre-attaquent » ciné débat sur les attaques de l’extrême droite contre l’IVG le 11 mars au Cinématographe 20h30 à Nantes. (collaboration Ciné Femmes et Planning Familial). L’intersyndicale, qui propose une déambulation revendicative dans Nantes le 8 mars, départ à 9h30 devant le palais de justice, sur l’égalité professionnelle, puis le CHU sur les services publics, le pique-nique à midi Place Royale où l’UNEF parlera de la précarité dans la jeunesse, et enfin la Carsat pour parler des retraites.

Cette année, c’est dans le cadre de « #8mars15h40, l’heure des comptes » que se tiennent les initiatives unitaires nationales.

La grande nouveauté, c’est que grâce aux mobilisations et actions de grève le 8 mars, le gouvernement a été contraint à mettre en place une obligation de résultats et de nouvelles sanctions contre les entreprises qui discriminent. C’est ce que l’on nomme « l’Index Egalité Salariale » Mais, il fallait s’y attendre, les administrations ne sont pas concernées, le patronat a réussi à en limiter la portée , par exemple ce sont les entreprises qui vont se noter elles-mêmes, les critères ne sont pas neutres, et elles ont 3 ans pour s’améliorer. Quant aux sanctions, au mieux en 2022, on peut s’interroger sur leur effective application alors qu’aucun moyen supplémentaire, ni financier ni en personnel, n’est annoncé pour l’administration chargée du contrôle : l’inspection du travail. Et on nous a déjà si souvent joué le jeu du « retenez moi ou je sanctionne » sans que ce ne soit appliqué (aujourd’hui, seules 0,5 % des entreprises qui ne remplissent pas leurs obligations légales ont été sanctionnées ! », qu’il est difficile de rester optimiste.

Des préavis de grève ont été déposés. La revendication d’égalité salariale reste toujours parmi les premières priorités des salarié.es. C’est donc que cette discrimination est perçue et déplorée. Il reste à s’engager pour la faire reculer. C’est l’enjeu de ces initiatives conjointes.

Nantes, le 4 mars 2019

Aline Chitelman