Accueil / Luttes sociales / Airbus : non aux licenciements, bouclier social et planification écologique

Airbus : non aux licenciements, bouclier social et planification écologique

Lors de la récente session du CESER des Pays de la Loire (Conseil économique social et environnemental régional), le syndicat Solidaires par la voix de  Jean Brunacci, secrétaire régional, est intervenu sur la situation sociale à Airbus après l’annonce par la direction de la suppression de 15000 postes, dont 5000 en France et plus de 1400 dans notre département. Avec son accord nous publions ci-dessous cette intervention.

Face à la direction d’Airbus, non aux licenciements, bouclier social et planification écologique.

Madame la Présidente de la région des Pays de la Loire, ce n’est pas tant sur le plan de relance régionale que je voudrais intervenir que sur les plans sociaux « post-COVID » qui tombent en cascade et qui affectent plus particulièrement la région, et en 1er lieu le département de la Loire-Atlantique.

La nouvelle est tombée telle un couperet, il y a peu de temps ; Airbus, fleuron mondial de l’aéronautique, vient de décider de supprimer 15000 emplois dans le monde, soit plus de 10% de ses effectifs, dont 5000 en France.

A Toulouse, ce n’est pas loin de 3500 emplois qui sont menacés. En fait, c’est toute la région Occitanie qui va être impactée.

L’impact est tout aussi lourd pour la région Pays de la Loire. Sont menacés 484 emplois à Airbus Nantes, 386 à Airbus St Nazaire auxquels s’ajoutent 201 emplois chez Stelia à St Nazaire et 336 emplois chez l’équipementier aéronautique DAHER, soit près de 1400 emplois en Loire-Atlantique. Sans compter les centaines de  CDD et d’ intérimaires qui sont les 1ères victimes de cette catastrophe sociale !

Bizarrement, cette annonce de la direction d’Airbus est tombée au lendemain du 2ème tour des élections municipales et après l’annonce d’une aide de l’Etat de 15 milliards d’euros pour la filière aéronautique.

La question de la conditionnalité des aides se pose avec encore plus d’acuité comme celle de l’interdiction des licenciements.

Rien d’étonnant à ce que la colère gronde du côté des salarié.e.s . D’autant plus que le carnet de commandes serait plein jusqu’en 2027 ; sans compter qu’Airbus a connu une croissance exponentielle ces dernières années et réalisé des bénéfices colossaux.

Il n’est donc pas question, pour l’Union syndicale SOLIDAIRES, que les salarié.e.s d’Airbus comme des sous-traitants paient la note, une fois de plus.

Des solutions existent. La 1ère, c’est de partager le travail, et de procéder à la réduction du temps de travail, à 32heurs, pour permettre à tout le monde de travailler, et ce sans diminution de salaire.

Les autres solutions, c’est de s’enger résolument sur le chemin de la transition écologique, en travaillant notamment à des avions GES (gaz à effet de serre) par le renouvellement de la flotte et en creusant d’autres pistes de reconversion.

L’Union syndicale SOLIDAIRES s’oppose, avec la plus vive énergie, aux suppressions d’emplois projetées et soutient résolument toutes les actions menées par les salarié.e.s.

Jean BRUNACCI, secrétaire régional de SOLIDAIRES Pays de la Loire.