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Algérie : Liberté pour le journaliste Khaled Drareni

Libérez Khaled Drareni

Le journaliste Khaled Drareni vient d’être injustement condamné à trois ans de prison ferme pour avoir exercé son métier et ses droits constitutionnels de citoyen, droit d’expression, droit d’aller et venir. Rien dans l’acte d’accusation ni dans le dossier à charge ne justifie au regard du droit algérien un jugement aussi inique.
Nous organisations et citoyen.ne.s membres du Collectif de la Société. Civile pour la Transition Démocratique  exprimons avec force notre consternation et notre révolte face à cette décision qui bafoue les règles et les principes les plus élémentaires d’un Etat de droit. Nous réaffirmons notre pleine solidarité avec Khaled Drareni et exigeons sa réhabilitation et sa libération immédiate.
L’injustice qui frappe Khaled Drareni est là pour nous rappeler, si besoin était, que le Hirak, le mouvement citoyen est plus que jamais nécessaire pour qu’émerge enfin en Algérie un Etat de droit et une démocratie.

Communiqué du SNJ (Syndicat National des Journalistes)

Liberté pour Khaled Drareni !

Khaled Drareni est journaliste indépendant algérien, il a 40 ans, il est en prison.

Correspondant de TV5MONDE et de RSF en Algérie, directeur du site Casbah Tribune, Khaled Drareni a couvert toutes les manifestations du Hirak avec sérieux et honnêteté.

Pendant cette période, la police l’avait déjà convoqué et les services de renseignements interrogé, mais cela n’a pas changé sa façon d’exercer son métier de journaliste indépendant.

Le 7 mars dernier, Khaled Drareni couvre une manifestation quand il est interpellé et accusé d’avoir « incité à attroupement non armé » et d’avoir « porté atteinte à l’intégrité du pays ». Il est alors placé sous contrôle judiciaire puis sous mandat de dépôt. Le 29 mars, il est incarcéré dans une prison près d’Alger.

Le 3 août, alors que le Procureur requiert 4 ans de prison et la déchéance de ses droits civiques, qu’il l’interroge sur des faits qui ne sont pas dans le dossier, Khaled Drareni lui oppose qu’il n’a fait que son travail de journaliste indépendant, dans le cadre de la liberté d’informer.

Ses deux coaccusés, Samir Benlarbiet Slimane Hamitouche, deux figures du Hirak, sortent de prison.

Le 10 août, le verdict tombe : Khaled Drareni écope d’une peine très sévère : 3 ans de prison ferme.

Le verdict contre Khaled Drareni est emblématique des atteintes portées à la liberté de la presse en Algérie.

Pendant la crise sanitaire, la police algérienne a emprisonné en nombre des partisans du Hirak, des journalistes et des blogueurs.

La justice algérienne a voulu faire, au long du procès de notre confrère, un exemple.

Le Syndicat National des Journalistes, première organisation de la profession en France, s’associe à la mobilisation internationale et réclame la libération immédiate de Khaled Drareni et l’arrêt des poursuites judiciaires à son encontre.

Le SNJ appelle à signer la pétition en ligne exigeant la libération immédiate de notre confrère.

Paris le 12 Août 2020