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Après le 1er tour des municipales en Loire-Atlantique

 

L’explosion épidémique du Covid-19 et les menaces en chaîne qu’elle entraîne relativisent les leçons du 1er tour des municipales mais mettent en accusation la mondialisation libérale et les politiques conduites par ses laudateurs, en premier lieu le gouvernement Macron et ses prédécesseurs.

 

Aujourd’hui les services publics, et en premier lieu les services de santé, sont au premier rang dans la lutte contre la pandémie, mais avec des moyens matériels et humains très insuffisants conséquence directe des coupes sombres budgétaires. Et que penser, à l’évocation de cette pandémie, du projet de nouveau CHU qui consacre la suppression de plusieurs centaines de lits ?

A l’image des maigres 13% de la députée Oppelt à Nantes, le 1er tour des municipales en Loire-Atlantique confirme le large désaveu de la politique conduite par Macron. Ce désaveu ne nourrit ni la droite centriste et républicaine ni l’extrême-droite frontiste mais bien essentiellement les listes citoyennes et les forces de gauche et écologistes.

Dans plusieurs communes du département, c’est le cas de La Montagne, La Chapelle sur Erdre, Plessé, La Haye Fouassière, , des listes de rassemblement à gauche, écologistes et citoyennes l’emportent dès le 1er tour.

Pour Ensemble !44, l’espoir à gauche pour le second tour – qui, nul n’en doute plus, ne pourra pas se tenir le week-end prochain – réside dans le rassemblement des listes citoyennes, de gauche et écologistes présentes au 1er tour. C’est le cas à Nantes avec les listes Nantes en confiance (J. Rolland), Nantes ensemble (J. Larnoes) et Nantes en commun (M. Medkour), mais aussi à Rezé où la liste Rezé citoyenne est arrivée largement en tête et peut rassembler, notamment nos ami.e.s de Rezé à Gauche Toute,  et à Saint-Herblain avec les listes Saint-Herblain ville verte et solidaire et Saint-Herblain en commun.

 

Ces rassemblements ne peuvent prétendre régler les débats et désaccords du 1er tour. Ils doivent se faire en respectant la diversité de la gauche et des écologistes pour permettre l’élection à la tête du maximum de communes d’équipes attachées aux solidarités et à la défense des services publics et à la prise à bras le corps de la transition écologique.

 

Face à la situation périlleuse qu’affronte la société, face aux dangers d’une extrême-droite aux aguets et d’une droite tentée par l’autoritarisme, l’espoir renaît avec les résultats du premier tour des municipales. Parce que le maximum de communes à gauche et écologistes sera un atout décisif pour reconstruire, dans le débat et l’action, cet espoir, aucun effort ne doit être négligé pour y parvenir.

 

Nantes le 16 mars 2020