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Bure : après l’intervention policière, la lutte continue

Sur décision gouvernementale, une violente intervention de plusieurs centaines de gendarmes mobiles, a expulsé du site du bois Lejuc les opposants à l’enfouissement à Bure de 85 000 mètres cubes de déchets radioactifs hautement toxiques pendant des centaines d’années.

La maison de la résistance a été investie. Plusieurs militants arrêtés sont en garde à vue.
Cela fait des années que la résistance à Bure s’est développée pour s’opposer à la mise en place d’une véritable poubelle nucléaire, sans égard pour l’avenir de la population et de la nature.

A l’instar de G. Collomb, ministre de l’intérieur, les représentants de la majorité « En marche » ont déclamé sur tous les tons qu’il était hors de question de tolérer une zone de non droits.

Le sous-entendu est clair. E. Macron et E. Philippe ont dû se résoudre à abandonner le projet de la construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes. Mais hors de question que le même scénario se reproduise ailleurs.
L’avertissement est donc clair non seulement à Bure, mais aussi en direction des opposants à Europa City ou au contournement d Strasbourg, par exemple.

Des rassemblements de protestation, soutenus par « Ensemble ! », ont immédiatement eu lieu dans plusieurs villes. A Nantes, les manifestant-e-s étaient près de 200.

« Ensemble ! »  condamne cette intervention militaire, l’expulsion des opposants à la mise en place  poubelle nucléaire d’une poubelle nucléaire à Bure et exige la libération des militants arrêtés.

L’énergie nucléaire produit toujours plus de déchets dont la radioactivité maintenue menace l’avenir de la planète. C’est un danger mortel pour les populations. C’est pourquoi il faut sortir du nucléaire et investir dans les énergies renouvelables.

A Bure et ailleurs la lutte continue contre les grands projets inutiles ou dangereux.

Nantes,le 23 février