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Démanteler la jungle de Calais ne règle pas le devenir des réfugiés.

Sous l’oeil de plus de 700 journalistes le démantèlement de la « jungle » de Calais a commencé le 24 octobre.

La préfecture et le ministre de l’intérieur se félicitent qu’environ 4000 réfugié-e-s soient déjà montés dans les bus pour des lieux inconnus de la quasi totalité d’entre eux/elles.

Le démantèlement de cet immense bidonville ne règle pas le devenir de ces milliers de femmes, d’hommes et de mineurs qui ont fui la guerre, les persécutions et la misère.

Il n’est pas la solution au souhait maintenu par 2000 réfugié-e-s, selon les associations, de vouloir se rendre en Angleterre, et qui sont victimes des accords du Touquet. Ils seront sans doute traqué-e-s par les nombreuses forces de police présentes sur le site.

Ce n’est pas la solution non plus pour les mineurs isolé-e-s ayant de la famille outre-Manche ou en situation de vulnérabilité et que le gouvernement britannique accueille au compte-gouttes.

Le droit d’asile et le droit au séjour ne sont pas du tout garantis pour tous ceux/celles qui auront accepté d’aller dans un des 287 Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) alors que dont certain-e-s tombent sous le coup des accords de Dublin.

Contre le gouvernement qui entend faire le tri, nous voulons que les libertés fondamentales soient reconnues aux réfugié-e-s : droit d’asile, droit au séjour, possibilité de bâtir un projet de vie, suivi sanitaire, par exemple.

Depuis plusieurs semaines, le Front national tente de développer une campagne xénophobe pour refuser l’accueil des réfugié-e-s. Plusieurs CAO ont été la cible de coups de feu ou d’incendies volontaires.

Tout au contraire, ce que nous voulons ce sont des communes et des citoyen-ne-s solidaires pour un accueillir dignement des personnes déracinées.

Nous refusons que de nouveau les réfugié-e-s soient condamné-e-s à l’errance et à de nouveaux Calais.

Solidarité avec les réfugié-e-s

Non aux expulsion.

Droit d’asile et de séjour.

Abrogation des accords de Dublin et du Touquet.

La France et l’Union européenne doivent devenir des terres d’accueil.

Le 25 octobre 2016.