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F. Fillon champion de la « révolution conservatrice »

Les primaires de la droite ont permis, par la victoire surprise et écrasante de François Fillon, que s’affirme une droite belliqueuse.

Ancrée à ce qu’elle juge être les « valeurs » de la France dans leur version la plus traditionaliste – fidélité à la famille modèle conservateur, patrie en bandoulière, catholicisme ostentatoire, « travail » punitif…-, cette droite croit que, pour enrayer le prétendu « déclin national » » et « redresser la France », il suffira d’imposer une brutale thérapie ultralibérale. Pour les salariés l’obligation de travailler plus et de gagner moins, pour tous une baisse drastique des budgets sociaux, la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires, une amputation des services publics et de de la Sécurité sociale avec l’objectif de privatiser la protection sociale…

Cette « révolution conservatrice » place les diverses forces se réclamant de la gauche devant un défi existentiel.

Face à la politique portée par la droite filloniste et à la menace d’une irrésistible ascension de l’extrême droite, une gauche qui apparaîtrait représentée par un Parti socialiste inscrit dans la continuité du quinquennat Hollande et arrimé à un libéralisme fort peu social serait condamnée à la faillite.

C’est seulement porteuse d’une réelle alternative de transformation sociale, démocratique, écologiste, qu’une gauche réarmée pourra appeler le peuple de gauche à la mobilisation.

Telle est la condition d’un nécessaire rassemblement majoritaire des salariés et de la jeunesse.

A Jean-Luc Mélenchon, dont la candidature est à présent soutenue par « Ensemble ! » et par le Parti communiste, d’en appeler à un large et pluraliste rassemblement à gauche, indispensable pour affronter les épreuves à venir.

Nantes, le 30 novembre 2016.