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Pour l’égalité entre les filles et les garçons

Début juillet, « La Manif pour tous » a envoyé un courrier aux directeurs d’école, principaux et proviseurs de Loire-Atlantique de l’école publique et de l’école privée. Dans sa lettre, elle vise « le nouveau plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons » et la « théorie du genre » qui, selon elle, se cacherait derrière le terme d’égalité fille-garçon. Et, elle invite les parents à être vigilants « sur le choix des manuels scolaires, l’éducation sexuelle, le choix des actions comme les projections de films, les activités extra-scolaires ».

Fin septembre, « La Manif pour tous » envoie de nouveau un courrier aux chefs d’établissements de l’école privée pour les informer que « le Comité du Festival du Film d’Éducation de Pays de la Loire a retenu le film « Ce n’est pas un film de cow-boys », catégorie « homosexualité-genre » (…). Ce film sera proposé parmi d’autres à nos enfants, lycéens… en novembre 2014 » ajoutant « qu’il n’a rien à faire dans un parcours pédagogique » et déclarant « ainsi, pour assurer cette vigilance, nous avons décidé d’organiser une veille active (…) ».

Comme elle a essayé de le faire en mai dernier au moment de la journée dite « Ce que soulève la jupe », organisée à l’initiative des lycéennes et lycéens, par le Conseil académique à la vie lycéenne, la « Manif pour tous » veut faire croire que des membres de la communauté éducative voudraient que l’école soit un lieu d’expérimentation où seraient niés la différence physiologique entre fille et garçon et l’indifférenciation des sexes.

Chacun sait que ce n’est pas le cas. En revanche, chacun sait également qu’il appartient à l’École d’enseigner et transmettre le principe de l’égalité notamment filles-garçons. Et, la méthodologie basée sur une approche par le genre n’est pas autre chose qu’un outil dans ce but. En effet, ce sont bien les pratiques quotidiennes et les représentations minées par les stéréotypes de genre qui sont au cœur des enjeux de progrès réels et d’égalité.

La « Manif pour tous » dit qu’elle « n’est pas contre l’égalité garçons-filles ». Dans la réalité, son acharnement contre une pseudo « théorie du genre » montre qu’elle veut perpétuer d’autres différenciations entre les filles et les garçons que la différence physique et qu’elle refuse l’égalité effective dans le champ politique et social et dans la vie privée et familiale. La Manif pour tous tient des propos mensongers pour manipuler les parents et leurs enfants et nourrir ses représentations rétrogrades.

Les associations et syndicats, membres du Collectif national « Liberté-Égalité-Fraternité » initiateur de l’Appel « Pour un avenir solidaire » affirment que la « Manif pour tous » a le droit de défendre les positions qu’elle veut. En revanche, elle n’a pas le droit d’imposer à l’Éducation nationale les programmes d’éducation qu’elle veut. Comme quelque groupe que ce soit, « La Manif pour tous » n’a pas le droit de façonner l’École à son image.

Les associations et syndicats affirment en même temps que c’est en transmettant une culture de l’égalité dès la petite enfance que l’on favorise la parité dans toute la société. C’est en brisant les clichés liés à l’orientation professionnelle que l’on lutte contre les inégalités salariales. C’est en prévenant les propos sexistes que l’on combat les discriminations, les violences et il reste encore du chemin à faire.

Elles rappellent qu’il n’y a pas de progrès dans la promotion de l’égalité entre les filles et les garçons sans une mobilisation de toutes les forces vives de l’éducation.
C’est pourquoi, nous entendons poursuivre nos efforts pour la généralisation réelle de l’éducation à l’égalité entre les filles et les garçons, au nom des valeurs qui nous rassemblent et qui sont inscrites sur le fronton de nos écoles : Liberté, Égalité, Fraternité.

Appel du collectif Liberté, égalité , fraternité, pour un avenir solidaire

Diffusion du film : « Ce n’est pas un film de cow-boys », de Benjamin Parent – Vendredi 21 novembre – 20h30 – Espace Simone de Beauvoir à Nantes (44)

Dans le cadre des Échos du Festival du film de l’Éducation, nous vous proposons la projection du film : « Ce n’est pas un film de cow-boys », de Benjamin Parent, (12 mn, 2011), le 21 novembre 2014 à 20h30, à l’Espace Simone de Beauvoir (Nantes)
Il s’agit d’une œuvre en lien avec la lutte contre l’homophobie et les discriminations sexistes.

Vincent a été bouleversé en regardant Le Secret de Brokeback Mountain à la télé. À la récréation, il raconte le film à Moussa, son camarade de classe. De l’autre côté du mur, dans les toilettes des filles, Jessica, elle aussi impressionnée par ce film, questionne son amie Nadia sur son papa homosexuel.

Ce film sera précédé par Le bruit et la rumeur (17 mn), de Marie Arlais et Raphaël Rialland, film sonore et graphique sur le mécanisme des préjugés et des stéréotypes.
Ce film sera suivi de Délires de faciès (4 mn) réalisé par les Cré’Alters sur les représentations d’acteurs sociaux.

Avenir Solidaire.org : Le 19 novembre 2014