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Notre-Dame-des-Landes : la Préfecture sonne le tocsin !

Par un communiqué, publié la veille de la Toussaint, la Préfecture de Loire-Atlantique annonce que « l’État a demandé aux maîtres d’ouvrage de la future plate-forme et de sa desserte routière de mettre en œuvre les démarches qui permettront de démarrer les travaux. Ceci se traduit en particulier par le règlement des indemnités d’expropriation, la reprise des relations avec les entreprises et le lancement de marchés spécialisés, … dans le strict respect du droit National et communautaire » et publie un appel d’offre à échéance du 23 novembre prochain pour mener des “Travaux de débroussaillage, rétablissement d’accès et clôtures de la desserte routière de l’aéroport du Grand Ouest”.

En clair, le scénario de reprise des travaux annoncé par le Premier Ministre tente de se mettre en œuvre, a contrario des engagements du Président de la République à ne rien intenter avant la fin des recours.

Au-delà de ce nouveau reniement d’un Président de la République qui s’en est fait une spécialité, cette annonce de la Préfecture sonne le tocsin pour toutes celles et ceux qui refusent ce passage en force et la criminalisation de la résistance citoyenne.

Comment appeler un gouvernement qui piétine sans vergogne les réserves et avis négatifs du Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité (CSPNB), et du Conseil national de protection de la nature ?

Notre amie Françoise Verchère, présidente du CéDpa, a donc tout à fait raison de dénoncer «la stratégie du gouvernement qui ne répond pas aux arguments de fond, leur oppose un silence opaque et, pire, pratique la rétention d’informations et même le mensonge », et d’affirmer « qu’un État qui fait cela n’est pas respectable. L’État de droit n’existe plus dans notre pays ».

Reste la mobilisation citoyenne, massive et unitaire, pour s’opposer à tout passage en force, à toute expulsion sur la ZAD et à toute reprise des travaux.

Le sommet sur le climat, COP21, est l’opportunité d’affirmer notre opposition irréductible à la bétonisation de zones humides et à la destruction de centaines d’hectares de terre agricole sur le bocage de Notre-Dame-des-Landes. Nous la saisirons.

Nantes le 31 octobre 2015