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Nouvelle journée de mobilisation des soignant.e.s

Après le succès des mobilisations et manifestations du 16 juin dernier, la mobilisation des personnels de santé non seulement ne faiblit pas mais nombre de secteurs entrent dans la grève.  C’est ce qu’a exprimé ce 30 juin à Nantes la nouvelle journée nationale de mobilisation, avec plus de 2000 manifestant.e.s, essentiellement des soignant.e.s – soutenus par les UD CGT, Solidaires et FSU – dans les rues de la ville.

Tous les syndicats des personnels de santé étaient bien représentés à cette manifestation, CGT, Sud Santé-sociaux, FO, CFDT ainsi que plusieurs collectifs d’auto-organisation des luttes.  Et les femmes, premières de corvée, y étaient très nettement majoritaires.

Le Ségur de la santé était déjà bien mal engagé et faisait l’objet de nombreuses critiques. La fédération SUD Santé-Sociaux avait même claqué la porte. La négociation sur les rémunérations avec les médecins avait tourné court.

Le 16 juin avait vu une mobilisation d’ampleur des personnels hospitaliers et de la population en défense du service public hospitalier et pour les revendications : 300 euros pour tous et toutes, embauches, nouvelle gouvernance, réouverture des lits et des services. Des manifestations et des rassemblements dans plus de 250 villes. La colère n’est pas retombée.

Dès le lendemain, après des semaines de discussions ne débouchant sur rien de concret, le gouvernement par la voix du ministre de la santé olivier Veran, a donc annoncé qu’il mettait sur la table 6 milliards d’euros.

Totalement insuffisant financièrement ont déjà répondu syndicats et collectifs. Surtout que Veran a annoncé sans autres précisions que cette somme concernerait les personnels hospitaliers, le médico-social, notamment les Ehpad avec leurs 450 000 salariés mais aussi le secteur privé !

Sur la gouvernance hospitalière, les restructurations en cours, les embauches, la réouverture de services et de lits : rien !

Il s’agit d’une véritable provocation

Une première leçon à en tirer : le rapport de force, dans la lutte, face à ce pouvoir désavoué aux élections municipales doit se développer pour imposer les revendications et mettre un coup d’arrêt à sa politique de recul social.

Une deuxième leçon : il faut renforcer et développer le combat commun usagers-soignants