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Philippe Grosvalet : surenchère dans la goujaterie !

Jusqu’où ira-t-il ? Lors du précédent mandat, Philippe Grosvalet s’était déjà illustré par son agressivité à l’encontre de Françoise Verchère, à chaque fois où, opposante à la construction d’un nouvel aéroport, elle défendait le maintien et le développement de Nantes Atlantique et des milliers d’emplois en sud Loire qui y sont liés. Cette fois-ci, M. Grosvalet franchit une nouvelle étape en s’en prenant directement à la ministre de l’écologie, Ségolène Royal, en l’invitant à fermer sa G… ou à démissionner.

Chacun admirera l’élégance des propos du Président du Département, comme par hasard une nouvelle fois à l’encontre d’une femme politique, Ministre de la République. Gageons qu’avec de tels propos machistes et méprisants, Grosvalet doit être fier de sa politique de communication ! Sans parler de l’exemple donné aux citoyens : si tu n’es pas d’accord avec moi, ferme ta G… !

En décidant d’écrire ce qu’il a sans doute conçu comme un bon – et viril – mot, Grosvalet s’enferre dans une surenchère de goujaterie, au mépris de la démocratie et du débat public. Chacun peut dès lors imaginer ce qu’il doit en être du débat politique au sein de sa propre majorité quand l’expression publique du moindre désaccord – indispensable pour que les citoyens s’emparent du débat – est ainsi balayée par l’argument d’autorité.

N’en déplaise à M. Grosvalet, la Ministre de l’écologie a comme première mission de défendre l’environnement et de combattre tout ce qui va à l’encontre de la nécessaire lutte contre le réchauffement climatique. Et à ce titre, sa parole doit être prise avec sérieux. Après, on peut, on doit en débattre. Ce que ne fait pas le Président du Département qui a toujours refusé de recevoir les opposants au projet de Notre Dame des Landes et de se confronter publiquement aux propositions issue des ateliers citoyens.

Asséner un « ferme ta G… ou démissionne » ne grandit pas la démocratie.

Nantes, le 10 novembre 2015