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Santé en danger. Grève et manifestations mardi 8 novembre

Le 8 novembre, les travailleurs/ses hospitaliers, les professionnel-les de la santé, du médico-social et du social sont appelés à faire grève et à manifester à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUD.

Parce qu’au fil des mois s’accentuent les dégradations des conditions d’accueil et de soin dans les différents services de santé, des urgences à la médecine de ville, nous devons être aux côtés des travailleuses et travailleurs de la santé pour dire notre détermination à défendre notre droit à un service de santé de qualité et de proximité.

C’est le sens de l’appel de la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité que soutient et relaie Ensemble, mouvement pour une alternative de gauche, écologiste et solidaire.

« Notre santé va mal ! Les contraintes budgétaires imposées depuis des années ont des conséquences désastreuses. La déstructuration du système hospitalier public et privé non lucratif français se poursuit.

Avec l’instauration des groupements hospitaliers de territoire, 135 groupements hospitaliers se substitueront aux 850 hôpitaux publics. De nombreux établissements sont soumis à des restructurations drastiques. Des services entiers sont fermés, des lits supprimés partout, des activités « non rentables » abandonnées, des investissements retardés au-delà du raisonnable.

Les conditions de travail des personnels se dégradent avec, pour conséquence, une pénibilité accrue, des burn-out en série, un nombre de suicides qui interpelle.

Les conditions d’accueil, la qualité des soins, la proximité et la sécurité sont remises en cause. Les pratiques de soins sont mises à mal, tout particulièrement en psychiatrie.

En ville et à la campagne, du fait des problèmes de démographie médicale et paramédicale, des restructurations et fermetures, la désertification sanitaire s’étend. Des mesures d’urgence sont aujourd’hui indispensables, mesures sans lesquelles notre pays connaîtra une grave crise sanitaire.

Pourtant le projet de loi de finance de la sécurité sociale pour 2017 prévoit encore 4 milliards d’euros en moins pour notre santé dont 860 millions pour l’hôpital. Il faut rompre avec la résignation !

Nous sommes toutes tous concernés ! Notre santé, c’est notre affaire. Le 8 novembre, les professionnels de la santé, du médico-social et du social seront en grève et dans la rue à l’appel d’une intersyndicale FO-CGT-SUD.

Nous serons à leurs côtés pour exiger :

– Une santé publique de qualité et de proximité pour toutes et tous

– De réelles mesures pour résoudre la crise démographique des professionnels de santé (suppression du numérus clausus, régulation de l’installation)

– Des budgets à la hauteur des enjeux et pour cela un Projet de financement de la sécurité sociale rompant avec l’austérité

– Une véritable démocratie sanitaire. Nous avons notre mot à dire sur notre santé !

Nous appelons à participer au rassemblement intersyndical qui se tiendra devant le CHU de Nantes mardi 8 novembre à 10h suivi d’une manifestation vers la Préfecture.

Usagers-ères, citoyens-nes, professionnel-les, ensemble pour un service public de santé de qualité et de proximité répondant aux besoins de la population ! »

L’appel de l’intersyndicale départementale interprofessionnelle 44 CGT, FO, Solidaires

Grève nationale de la fonction publique hospitalière le 8 novembre avec la participation des salariés de la santé privée, de l’action sociale et de la sécurité sociale

La satisfaction de la ministre Marisol Touraine annonçant avec euphorie la fin du déficit de la sécurité sociale en 2017 va, en fait, accentuer les inégalités sociales et de santé, conduire à un renoncement aux soins, ainsi qu’à une nouvelle détérioration des conditions de travail des salariés du secteur de la santé, du social et médico-social ainsi que des organismes sociaux tels les CPAM, CAF etc.

Le gouvernement poursuit et accentue sa politique d’austérité.

Le déséquilibre des comptes de la Sécurité Sociale provient principalement des exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises (200 milliards par an), qui constituent autant de recettes en moins. Durant cinq ans, l’équilibre des comptes s’est fait sur le dos des usagers, des patients et des salariés.

C’est dans ce contexte que la Loi Santé impose la création de 135 Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), en substitution aux 850 Etablissements Publics de Santé existants. En Loire-Atlantique, le GHT 44 comporte pas moins de 13 hôpitaux et hôpitaux locaux, avec comme « établissement support » le CHU de Nantes.

L’obligation d’adhérer à un GHT pour chaque établissement public de santé modifie radicalement le pilotage de ses activités de soins. Les GHT, machines à austérité, sont le nouvel outil du Ministère de la Santé pour mettre en œuvre les 22 000 suppressions de postes et les 16 000 suppressions de lits programmées par le gouvernement.

Les secteurs de la santé privée, du social et médico-social sont également durement touchés par cette logique d’austérité qui a conduit en particulier à réduire le pouvoir d’achat de 25% en 20 ans. Avec la refonte des métiers et la volonté affichée du patronat de dénoncer les conventions collectives (CCN 51, 66, Croix rouge etc.), l’objectif fixé est de réduire encore plus le coût du travail et tirer les salaires vers le bas.

Les Unions Départementales CGT, FO et Solidaires de Loire-Atlantique dénoncent un glissement vers un système social « low cost », dont les équilibres ne sont assurés que par des coups de rabot sur les agents et salariés, et sur les plus vulnérables des usagers qui ne se soignent plus ou mal. Notre pays possède les moyens de financer un grand service public de santé et d’action sociale de qualité, à condition de remettre en cause notamment la politique d’exonérations de cotisations sociales aux entreprises.

Les fédérations de la santé et de l’action sociale CGT, Force ouvrière et Sud appellent les salariés de leurs secteurs à une journée nationale de grève et de manifestation mardi 8 novembre 2016.

A Nantes, une manifestation aura lieu à 10h00, du CHU de Nantes jusqu’à la Préfecture.

Les Unions Départementales CGT, FO et Solidaires de Loire-Atlantique soutiennent cette action et appellent à participer massivement à celle-ci.